Qu’est-ce qu’un “bon manager” aujourd’hui ?

Comment devenir un bon manager ?
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Qu’est-ce qu’un “bon manager” aujourd’hui ?

Les listes des qualités et compétences du bon manager en entreprise sont monnaie courante. Sans peurs et sans reproches, le bon manager n’a pas peur de remettre en cause son propre travail. On envie son esprit de leader résolu et audacieux. Il renvoie l’image d’une confiance en soi inébranlable et les collaborateurs de son équipe l’admirent. A tout cela s’ajoute le défi d’un contexte exigeant dans un monde où tout change très vite. Dans ce contexte, le bon manager ne perd ainsi jamais de vue l’intérêt général de l’entreprise lorsqu’il définit – et atteint – ses objectifs.

Mais qu’en est-il de la réalité du “bon manager” ?

On pourrait de plus ajouter l’intelligence innée, la capacité d’écoute, la force de travail, un certain sens de la gestion et encore bien d’autres qualités. Ces qualités élèvent alors les managers en entreprise au rang des leaders hors normes. Ils seraient alors dotés de compétences exceptionnelles et de capacités de travail infinies. En bref, des êtres supérieurs aux collaborateurs de leurs équipes.

La réalité est bien plus simple : le manager qui réussit dans son travail est imparfait. Mais, ses défauts ne sont pas dramatiques compte tenu du contexte dans lequel il exerce son rôle.

Pour redonner confiance à tous les managers et sortir de ces listes de compétences du parfait management en entreprise, Henri Mintzberg dans son livre « Manager – L’essentiel : Ce que font vraiment les managers… et ce qu’ils pourraient faire mieux » propose une évaluation de l’efficacité du management au travers de 6 caractéristiques.

L’énergie

Les managers efficaces font preuve d’un haut niveau d’énergie dans leur travail. Ce dynamisme se traduit par une forte inclinaison au dialogue dans la gestion des collaborateurs de leurs équipes. L’objectif est de suivre la cadence frénétique de la multitude des activités qu’ils doivent exercer en une seule journée de travail. Ces managers efficaces imaginent des solutions pour rester informés de ce qui se passe dans l’entreprise tout en prenant du recul. Ainsi, pour conduire le changement tout en préservant la stabilité, ils déploient dans leur rôle de management une très grande quantité d’énergie.

La réflexion

Quand il s’attaque à un problème de management ou de gestion dans son entreprise, le travail du manager consiste à explorer plusieurs possibilités. Si l’une ne fonctionne pas, il l’abandonne et en essaie une nouvelle. Les managers efficaces disposent des compétences et de la confiance nécessaires pour réfléchir : ils ont appris à tirer profit de leurs expériences, de leur travail, des retours faits par leurs collaborateurs. La réflexion, c’est l’interrogation, l’approfondissement, l’analyse, la synthèse et la connexion. En conclusion, le manager efficace réfléchit son management et voit les choses par lui (ou elle) -même.

L’analyse

Trop d’analyse peut perturber le travail de management. Toutefois, trop peu d’analyse aussi. Ce manque risque de mener à un style de management désorganisé ou non adapté aux objectifs de l’entreprise. Ici encore, ce qui importe, c’est un certain équilibre. Pour bien manager ses collaborateurs, il faut donc savoir analyser formellement et explicitement tout autant qu’informellement et tacitement.

L’expérience

Pour penser par lui-même, le manager efficace doit certes avoir des compétences. Mais surtout, il doit aussi avoir de l’expérience. Une expérience de la vie, de l’entreprise et du monde qui l’entoure. L’expérience se construit en allant vers les autres univers de travail. Le but est de se confronter à d’autres cultures d’entreprise et à d’autres fonctions de sa propre organisation. Avec un peu de subtilité et beaucoup de sens pratique, l’expérience acquise au contact des autres permet donc d’améliorer son management.

La collaboration 

La collaboration ne se résume pas à la motivation. Elle ne se résume pas non plus à la responsabilisation des individus qui peuvent reposer parfois sur l’autorité du manager. Il s’agit plutôt d’aider les membres de son équipe à travailler ensemble pour atteindre les objectifs définis au niveau de toute l’organisation. Le management en entreprise est passé du contrôle à la stimulation. II a migré du leadership vers la création de liens. De la responsabilisation vers l’inspiration. Quand un manager naturellement enclin à la collaboration tient son équipe au courant, le dilemme de la délégation s’estompe. Et lorsque les managers collaboratifs sont mieux connectés – et donc mieux informés – le casse-tête de la connexion s’atténue.

La proaction

Toute activité d’organisation et de management est prise en étau entre la réflexion abstraite et l’action sur le terrain. Si on réfléchit trop, rien ne bouge. Au contraire, en agissant trop rapidement, on fait les choses de manière irréfléchie. Si la réflexion est en grande partie personnelle, la proaction est fondamentalement collective. Il ne peut y avoir d’action managériale sans l’implication d’autres personnes dans l’entreprise. Le manager efficace est proactif plutôt qu’actif. En tant que leader, il prend des initiatives. Il déclenche l’action plutôt que de se contenter de réagir à ce qu’il se passe. Il ne se comporte pas en victime. Le manager est, dans l’entreprise, acteur du changement et non pas cible du changement.

Pour aller plus loin

Bien sûr, le manager efficace sait combiner à bon escient toutes ces qualités. Il les mobilise en fonction de la problématique managériale à laquelle il est confronté. Il s’adapte également selon le contexte ou l’organisation dans lesquels il exerce son rôle.

Si le perfectionnement de ces qualités vous intéresse, la formation peut vous être d’un grand secours. En vous formant, vous développez d’une part ces qualités. D’autre part, vous vous donnez les moyens de prendre le recul nécessaire. Par exemple, vous apprenez à identifier la culture de votre entreprise. Ce recul vous permet d’analyser votre contexte pour mieux vous adapter.

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